Au cours des cinquante dernières années, elles ont changé le cours de l’histoire !
En juin prochain, pour la première fois depuis sa création en 1886, la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, la seule faculté francophone en Amérique, sera dirigée par une femme, la doyenne Dre Christine Théorêt.  Exactement 50 ans après l’attribution en 1968, des tout premiers diplômes1 jamais remis à des Québécoises, les Dres Anne Bousquet, Diane Gravel et Louise Laliberté.
 
Les femmes du Québec ont dû attendre un siècle avant de pouvoir soigner des animaux; le premier diplôme de vétérinaire ayant été alloué en 1868 par le Montreal Veterinary School.  Des décennies de retard sur les femmes de nombreux autres pays et l’un des derniers endroits au monde à ouvrir les portes de cette profession.
 
Heureusement, grâce à l’exemple laissé par ces trois pionnières, le Québec a connu dans les années 70 et 80, une déferlante d’inscriptions féminines.  Le point de bascule est survenu en 1984 lorsque pour la première fois, une promotion fut majoritairement constituée d’étudiantes.
 
En 50 ans, le Québec a ainsi comblé son retard en devenant l’endroit sur la planète où les femmes médecins vétérinaires sont les mieux représentées.  Cette année, elles constitueront environ 64 % de tous les médecins vétérinaires au Québec.
 
Une tendance qui n’est pas à la veille de se terminer, car en incluant les finissants de cette année, le nombre total de femmes formées par la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe depuis sa fondation en 1886, rejoindra pratiquement celui des hommes, soit tout près de 2 100. L’an prochain, il y aura eu plus de femmes que d’hommes vétérinaires avec un diplôme de cette vénérable institution.
 
Au Québec, les femmes vétérinaires ont progressé à vitesse grand V, brisant efficacement tous les plafonds de verre de cette noble et belle profession.
 
À quelques jours de la Journée internationale des femmes, nous sommes fiers d’affirmer que nulle part ailleurs dans le monde, la profession vétérinaire ne se conjugue autant au féminin !
 
Leur passion, leur dévotion et leur empathie alliées à leurs connaissances, leur minutie et leur détermination ont façonné à tout jamais une nouvelle approche des soins aux animaux.
 

1. Les trois premières diplômées au Québec furent Julia Malin (1965) d’origine russe, Suzanne Collamati (1967), américaine et Françoise Hébrard (1968) française.

Source photo: FMV