Nouvelles

SONDAGE LÉGER 2026 - Au Québec, les chats passent plus de temps à la maison, mais…

Articles - Image d'intro

Au Québec, les chats passent de plus de temps à la maison, mais…

Laval, 28 mai 2026 – Un sondage Léger1, commandé par l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux 2, révèle qu’au cours de la dernière décennie, les Québécois ont eu tendance à garder davantage leurs chats à l’intérieur de la maison et à les laisser de moins en moins se promener chez les voisins. Il n’en reste pas moins, qu’ils sont encore entre 251 000 et 315 000 à vagabonder dans le quartier. À ceux-ci s’ajoutent tous les chats errants sans propriétaire et sans domicile fixe!

Vagabondage félin

La plupart des Québécois qui partagent leur quotidien avec un ou plusieurs chats affirment que leur chat ne sort pas (69 %), tandis que 17 % disent qu’il se promène autour de leur domicile et que 13 % confirment qu’il se balade dans le voisinage.

En comparaison, selon un autre sondage commandé par l’AMVQ en 20153, 60 % des chats ne s’aventuraient pas à l’extérieur, tandis que 15 % se promenaient autour de la propriété de leurs maîtres et que 24 % parcouraient le quartier voisin.

Aujourd’hui, chez les chats ayant uniquement accès aux alentours directs de la propriété, 6 % sont attachés, ce qui est similaire aux résultats de 2015, qui étaient de 7 %.

Pour le reste, il n’y a pas de différences quantifiables en fonction de la région, de l’âge des propriétaires d’animaux, du revenu personnel ou familial, du niveau de scolarité, de la taille du ménage, du nombre d’enfants à la maison ou de la langue maternelle.

Identification féline

En 2025, environ six chats sur dix (57 %) qui vont à l’extérieur portent un objet les identifiant. Ce chiffre était de 47 % en 2015.

La micropuce est devenue la méthode d’identification la plus répandue, puisque plus du tiers des chats qui vont à l’extérieur (35 %) en ont une. C’est une nette amélioration par rapport à 2015, où seuls 5 % des chats en étaient munis. L’AMVQ rappelle qu’il est essentiel de maintenir les informations associées à la micropuce à jour après son installation.

Au Québec, c’est le collier avec une inscription qui est la deuxième approche la plus populaire pour identifier les chats. En effet, un félin sur cinq (20 %) en possède un, chiffre identique à 2015. Le port d’une médaille avec licence de la ville est quant à lui de 13 %, ce qui est similaire à 2015 (15 %).

À noter que 5 % des chats portent maintenant un collier avec dispositif électronique de géolocalisation.

Autres résultats intéressants du sondage sur l’identification :

  • C’est parmi les jeunes de 18 à 24 ans (22 %) que l’on trouve le plus grand nombre de propriétaires attachant leur chat lorsque celui-ci est à l’extérieur.
  • C’est dans les régions rurales (17 %) et dans l’est du Québec (9 %) que l’on retrouve le moins de chats porteurs d’une micropuce.
  • Les propriétaires de chats qui ont fréquenté l’université sont plus nombreux (91 %) à faire identifier leurs animaux de compagnie.

 

Conclusion

Compte tenu du fait que les ménages québécois comptent environ 2,18 millions de chats domestiques et que 13 % d’entre eux s’aventurent à l’extérieur pour quitter la propriété, on peut estimer qu’entre 251 000 et 315 0001 chats ont le loisir de se promener dans le quartier.

De plus, même si la situation semble s’être améliorée au cours de la dernière décennie, on estime toujours que quatre de ces chats sur dix errent sans être identifiés !

Si l’on prend également en compte le nombre de chats errants sans propriétaire, il est clair que, dans certaines villes ou certains quartiers, la présence de tous ces félins déambulant à l’extérieur sans identification peut devenir très préoccupante.

Les propriétaires qui font sciemment le choix de laisser leur chat arpenter le quartier, avec ou sans identification, doivent prendre en compte que cela diminue l’espérance de vie de leur compagnon et augmente son risque de contracter des maladies, de subir des accidents ou de disparaître. Par ailleurs, s’il n’est pas stérilisé, ses escapades peuvent contribuer à l’important problème qu’est la surpopulation de chats. Finalement, il a aussi été démontré que l’errance féline a des conséquences négatives importantes sur les populations d’oiseaux, d’amphibiens et de petits mammifères du Québec.

Si on décide de donner à son chat l’accès à l’extérieur, il est donc essentiel de le stériliser d’abord, de maintenir les soins préventifs à jour (vaccins et traitements antiparasitaires), de l’identifier le plus efficacement possible (micropuce avec informations à jour, collier à médaille et si possible un système de géolocalisation) et de prendre des mesures pour réduire son impact sur la faune.

Ces nouvelles données renouvellent l’importance de sensibiliser les propriétaires de chats et les municipalités à assumer leurs responsabilités respectives en matière de gestion animalière. Cela permettra non seulement de sauver des vies, de protéger la biodiversité, mais également de réduire les coûts liés à la capture et au soin des chats sans domicile.

L’AMVQ demande aux responsables municipaux d’adopter les mesures nécessaires pour inciter les propriétaires à identifier et stériliser leurs chats et, parallèlement, développer des programmes favorisant la stérilisation des chats errants.

 

1. Sondage Web de la firme Léger réalisé du 12 au 14 décembre 2025 auprès de 1 063 Québécois âgés de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Pour l’ensemble des répondants, la marge d’erreur maximale autour des proportions est de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20, en considérant, selon www.stat.gouv.ca, une estimation de 4 033 577 ménages, ce qui donne une marge d’erreur de +/- 246 000 chats et 141 000 chiens. Lorsque l’analyse est raffinée par sous-groupes, notamment selon le genre ou l’âge, la marge d’erreur augmente.

2. L’AMVQ en pratique des petits animaux est une association à but non lucratif qui existe depuis six décennies et qui regroupe près de 1 000 médecins vétérinaires québécois pratiquant dans le domaine des animaux de compagnie au Québec. Pour information : www.amvq.quebec.

3. Sondage omnibus de la firme SOM pour le compte de l’AMVQ en pratique des petits animaux. Dans l’ensemble, 1 792 Québécois(es), âgés de 18 ans ou plus, ont été interrogés entre les 22 et 27 janvier 2015. À l’aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon l’âge, le sexe, la région, la langue maternelle, la scolarité, la taille du ménage et la proportion d’adultes propriétaires de leur résidence principale afin que l’échantillon demeure représentatif de la population québécoise. En tenant compte de l’effet de plan, la marge d’erreur associée à ce sondage probabiliste de 1 792 personnes est de ± 3,4 %, 19 fois sur 20.

 

-30-

Retour