L’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) en pratique des petits animaux, profite de la tenue de son 30e congrès qui se déroulera au Palais des congrès de Montréal, du 5 au 7 avril 2019, pour publier un tout nouveau dépliant portant sur le chat et ses griffes.  Selon un sondage SOM1 réalisé pour le compte de l’AMVQ, il y avait au Québec en 2017, près de 800 000 chats privés de leurs griffes, soit environ 54 % des félins adultes vivant dans un ménage, un pourcentage inégalé à l’échelle de la planète. 
 
Cette pratique du dégriffage qui a vu le jour aux États-Unis dans les années cinquante avait, à l’origine, l’objectif d’enrayer la transmission du « Cat Scratch Fever », une maladie bactérienne que l’on venait de découvrir et qui pouvait causer de graves infections, particulièrement chez les enfants. 
 
Par la suite, bien que les craintes de la maladie se soient estompées, l’habitude créée au Québec dans les années soixante de faire dégriffer les chats pour épargner les griffures aux enfants — mais aussi et surtout au mobilier — s’est tristement poursuivie. 
 
Contre les menaces récurrentes d’éventuels abandons de la part des propriétaires, le dégriffage restera pendant des décennies une chirurgie dite de routine et malheureusement accessible à trop faible coût. 
 
Heureusement, il y a une vingtaine d’années, conscients de cette particularité culturelle, et afin d’en réduire le nombre, les médecins vétérinaires ont commencé à mieux expliquer la procédure, mettre en garde les propriétaires contre de possibles complications et suggérer des alternatives. Des dépliants d’information aux chroniques dans les médias en passant par de la sensibilisation lors des consultations, l’augmentation des coûts et le refus de procéder, tout a été essayé pour diminuer la quantité de dégriffages. 
 
Puis dernièrement, à la lumière des résultats de récentes études scientifiques ayant démontré une corrélation entre le dégriffage et les douleurs chroniques ainsi que certains problèmes de comportement, de plus en plus de médecins vétérinaires inconfortables avec cette chirurgie ont décidé de ne plus la proposer à leur clientèle. À l’opposé, d’autres médecins vétérinaires, inquiets des risques d’abandons des chats non dégriffés, ont préféré continuer à offrir le service tout en poursuivant leur réflexion et en effectuant de l’éducation. 
 
Si les actuels propriétaires de chats ont déjà effectué leur choix, il n’en reste pas moins que la mise en place de nouvelles campagnes de sensibilisation de la part des médecins vétérinaires et des regroupements de protection des animaux devrait amener un changement dans les habitudes des Québécois en matière de dégriffage.
 
À ce sujet, le même sondage nous indique que 62 % des Québécois qui possèdent des chats ne feraient probablement ou certainement pas dégriffer le prochain chaton dont ils feraient l’acquisition.
 
L’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux invite les propriétaires de chats à consulter ce dépliant sur son site www.amvq.quebecou à le demander à son médecin vétérinaire. 
 
N’hésitez jamais à discuter avec votre médecin vétérinaire si vous avez des craintes, des questions ou des hésitations en ce qui concerne les griffes de votre compagnon félin. 
 
Source : AMVQ 
1 Sondage omnibus réalisé par internet par la firme SOM du 1er au 6 décembre 2017 auprès de 1 042 répondants répartis à la grandeur du Québec. La marge d’erreur maximale pour l’ensemble des répondants est de 4,2 %, 19 fois sur 20. 
 

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Source : AMVQ
 
1 Sondage omnibus réalisé par internet par la firme SOM du 1er au 6 décembre 2017 auprès de 1 042 répondants répartis à la grandeur du Québec. La marge d’erreur maximale pour l’ensemble des répondants est de 4,2 %, 19 fois sur 20.