Un mémoire qui indique que la protection des personnes passe par l’encadrement de tous les chiens sans distinction de race.
 
Dans le cadre des auditions publiques sur le projet de loi 128 visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens, l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux ainsi que l’Association canadienne des médecins vétérinaires ont effectué une présentation conjointe.

Ces deux organismes qui représentent près de 8 000 médecins vétérinaires prônent essentiellement l’encadrement de tous les chiens, peu importe leur type ou leur race et la mise en place de mesures réellement préventives afin de diminuer les risques de morsures causés par les chiens.
 

Selon les deux Associations, cela doit passer par l’application plus rigoureuse des règlements concernant les chiens et la responsabilisation des propriétaires de chiens. La sensibilisation du public aux dangers potentiels que peut représenter l’espèce canine et l’éducation des citoyens, en particulier des enfants et des parents, sur le langage corporel canin et les façons respectueuses et appropriées d’interagir avec les chiens sont aussi au cœur de la solution.
 
L’imputabilité des propriétaires, par le biais de l’identification permanente de leurs animaux de compagnie, et l’encadrement strict de la reproduction des chiens sont des mesures cruciales pour avoir un impact significatif sur les morsures de chiens.
 
L’ACMV tout comme l’AMVQ, encouragent et appuient une approche communautaire face à la prévention des morsures de chien, y compris l’accouplement sélectif, le dressage, la sélection de l’animal de compagnie et la possession responsable d’un animal de compagnie ainsi que la sensibilisation à l’égard des animaux au sein de la collectivité.
 
En complément de sa présentation et afin de guider le législateur dans sa réflexion, l’AMVQ a également déposé un mémoire de 45 pages. Ce document met en relief plusieurs pistes de solutions afin de réduire le nombre de morsures et de s’assurer que, plus jamais, d’autres cas de mortalité ne surviennent sur le territoire québécois.