La mort des baleines noires de l’Atlantique Nord
 
En raison de son impact environnemental, politique, économique et même touristique, l’AMVQ a identifié la mort des baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent comme « Sujet de l’année dans le monde animal au Québec» en 2017.        
                                   
Cette décision découle de la disparition dans le golfe du Saint-Laurent, en quelques mois, de 12 baleines d’une espèce menacée d’extinction. À celles-ci, s’ajoutent quatre autres baleines dans les eaux Américaines. La population totale sur la planète étant estimée à seulement 451 individus, il est clair que la situation est extrêmement alarmante.
 
Tous les experts le confirment, si rien n’est fait, il pourrait ne plus y avoir de femelles reproductrices d’ici à peine 20 ans. Ce qui signifierait tout simplement la disparition de la baleine noire de l’Atlantique Nord.
 
Cette population fait face à plusieurs obstacles. En plus des décès causés par les activités humaines, 85 % des baleines noires vivantes sont ou ont déjà été empêtrées dans des cordages de pêche. Les empêtrements représentent une perte énergétique aussi importante sinon plus marquée que la lactation et peuvent durer très longtemps. Une diminution de la condition corporelle des femelles empêtrées est maintenant suspectée comme une cause déterminante d’une décroissance de la reproduction.
 
Heureusement, l’été dernier, des dispositions ont été mises en place comme le ralentissement des navires et la fermeture précoce de la pêche, et ce, afin d’éviter que la situation s’aggrave.
 
Des rencontres entre divers intervenants de ces secteurs d’activités et du gouvernement ont eu lieu et se poursuivront l’année prochaine afin d’élaborer des plans d’action pour le futur.
 
Souhaitons qu’ils puissent, tous ensemble, trouver une solution à ce terrible drame.

L’AMVQ tient à souligner l’excellent travail des médecins vétérinaires du Réseau canadien de la santé de la faune, dont les Docteurs Émilie L. Couture (Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et du Zoo de Granby), Pierre-Yves Daoust (Atlantic Veterinary College, University of Prince Edward Island) et de leurs équipes qui ont réalisé, dans des conditions parfois difficiles, les nécropsies de ces pauvres bêtes.
 
Rappelons que les médecins vétérinaires sont des rouages essentiels dans la préservation de la santé des animaux, des humains et de leur environnement.

Note: Cette mention est décernée à un humain, un animal, un organisme ou une entreprise qui, pour le meilleur ou pour le pire, a le plus marqué l’actualité au cours de l’année écoulée dans le monde des animaux au Québec. En 2016, ce titre avait été attribué au chien de type « Pitbull ».
 
 Crédit photo : Gilbert Boyer, bénévole pour le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins